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Dernière mise à jour le 01/05/2016

Si vous rencontrez l'oiseau de paradis...

Le Prieuré, monastère dont les origines remontent au Xème siècle, est situé en plein coeur du Livradois Forez à quelques kilomètres d'Ambert dans le Puy de Dôme. Il fut fondé en 926 par Alfred II Comte d’Auvergne et de Baffie Bertrand. Filiale du prieuré de Sauxillanges et de Cluny, le prieuré bénédictin de Chaumont était classé troisième du Livradois après la Chaise Dieu et Sauxillanges. Le Prieuré de Chaumont jouissait d’une « haute renommée des sciences et de la piété ». Il avait sous sa dépendance de nombreuses églises dont :

  • Sainte Marie de Beurrières
  • Saint Jean d’Ambert
  • Notre Dame de Marsac
  • Saint Just de Baffie
  • Saint crois de Baffie
  • Saint Blaise de Grandif

Depuis 1151 les religieux avaient sans doute droit de justice basse dans l’enceinte du Prieuré. Brûlé au XVème siècle par les Anglais. Pillé et ruiné en 1577 par les calvinistes du capitaine Merle.

L’Histoire a gardé l’identité de quelques prieurs : Dom Rebain en 965 et Didier en 1114. En 1604 Dom Lyos Gallanbrun céda le couvent aux religieux de l’ordre des minimes, confirmé par la bulle du pape Paul V. Saint François Régis -1640- patron des dentellières était professeur à l’université de Billom. Il résida à Chaumont et implanta la dentelle au fuseau dans la région. Au début du XVIIème siècle on mentionne la légende de « l’oiseau de Paradis » rattaché au Prieuré.

En 1696 les minimes de Chaumont font inscrire les armes du Prieuré à l’armorial général de France.

Au Prieuré de Chaumont, le Père Anselme et « l’oiseau de Paradis ».

Tout près de Beurrières, toujours sur la départementale 38, une maison familiale est installée dans l’ancien prieuré de Chaumont qui fut fondé au 11ème siècle par les comtes d’Auvergne ; saint François-Régis y séjourna. Le monastère appartint d’abord aux bénédictins de Sauxillanges, puis passa aux Minimes (1504).

On conte à ce sujet l’histoire de « l’oiseau de Paradis » : un religieux du couvent, le père Anselme, avait l’habitude de se livrer à de profondes méditations. Un jour qu’il était allé au Bois-des-Pères pour y faire sa prière quotidienne, il aperçut, voltigeant devant lui, un oiseau si beau qu’il voulut l’attraper. Le père se mit à courir, mais toujours l’oiseau lui échappait puis revenait pour s’éloigner encore. Soudain le moine pensa qu’il était temps de rentrer.

Il prit le chemin du retour, mais tout lui paraissait changé : ce qui était un pré l’instant d’avant était bois à ce moment et l’herbe poussait à la place du blé... Il arriva pourtant à la porte du monastère qui lui-même était méconnaissable : il ne reconnu pas plus le portier, ni le supérieur, qu’il demanda à voir. L’habit des moines lui-même était changé… Ce n’était pas deux heures mais deux siècles que le moine avait passé à courir après l’oiseau merveilleux.

C’est aux moines de Chaumont que l’on doit aussi, dit-on, le Pont de Masselèbre (XVIème siècle). Ses deux arches brisées enjambent aujourd’hui inutilement un pré...car la Dore a changé son cours. Sans doute aussi cette belle croix granit, XVème siècle dans le village de Masselèbre.